L’investissement en private equity suscite un intérêt croissant auprès des investisseurs privés et des family offices. Mais une question reste centrale : comment intégrer efficacement cette classe d’actifs dans une stratégie patrimoniale globale ?
Dans cet échange, Thibault Mortelecq, Associé Gérant chez Altaroc Partners, partage son analyse sur la manière de structurer une exposition cohérente et durable aux marchés privés.
Selon lui, un fonds de private equity ne constitue pas en soi une stratégie patrimoniale. Par nature, ces véhicules sont souvent concentrés sur un nombre limité d’entreprises, une zone géographique ou un secteur donné, avec un horizon d’investissement et de sortie défini.
Pour les investisseurs privés, l’enjeu consiste donc à raisonner en construction de portefeuille, en diversifiant les expositions par gérants, secteurs, géographies et millésimes afin d’accompagner le capital dans le temps.
C’est précisément l’approche développée par Altaroc Partners, qui propose des programmes d’investissement structurés permettant aux investisseurs d’accéder à des gérants de premier plan tout en bénéficiant d’une stratégie programmatique sur plusieurs années.
Dans ce contexte, la pédagogie joue également un rôle clé. Le private equity reste une classe d’actifs large et parfois complexe, couvrant des segments variés tels que le venture capital, le growth equity ou encore les stratégies de LBO.
Au-delà de la sélection des gérants, l’intégration du private equity dans un patrimoine suppose également de prendre en compte les enjeux fiscaux, de gouvernance et de transmission, souvent au cœur des préoccupations des familles investisseuses.
Un échange éclairant sur la manière dont les investisseurs peuvent aujourd’hui aborder les marchés privés : non pas comme une succession d’opportunités isolées, mais comme une véritable stratégie patrimoniale construite dans le temps.